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vallée de la Loire, vins de la
Vallée de la Loire, vins de la, vins d’appellation d’origine contrôlée de la vallée de la Loire.
Les témoignages concernant l’implantation de la vigne dans la vallée de la Loire sont fort anciens : certains sont en effet antérieurs à la colonisation romaine ou datent de l’époque gallo-romaine et il en existe tout au long du Moyen Âge. Aux XVe et XVIe siècles, la présence de la Cour de France dans les châteaux de Touraine favorise le développement et la renommée du vignoble. Les meilleurs terroirs et les cépages les plus appropriés sont, dans l’ensemble, déjà connus.
Unifiée par le cours du fleuve, la vallée de la Loire comporte néanmoins, sur ses deux rives et autour de ses affluents, plusieurs régions viticoles bien caractérisées : le long de la Loire se succèdent le Pays nantais (voir Nantes), l’Anjou-Saumurois (voir Anjou ; Saumur), la Touraine et les vignobles du Centre. Le climat océanique, doux et humide, s’estompe en s’éloignant de l’embouchure et une dominante continentale s’installe à partir du Blésois (voir Blois).
Le Pays nantais, qui est l’aire d’appellation la plus à l’ouest, avec ses sols de schistes, grès ou granits, est réputé pour ses blancs secs : le muscadet, le muscadet-de-sèvre-et-maine, le muscadet-côtes-de-grandlieu et le muscadet-des-coteaux-de-la-loire, issus du cépage muscadet (ou melon de Bourgogne), et le gros-plant, vin délimité de qualité supérieure (VDQS) issu de la folle blanche. En VDQS également, les coteaux-d’ancenis donnent des blancs et des rouges (notamment à base de gamay).
Terre de schistes et d’argiles, voire de vestiges volcaniques, l’Anjou est d’abord voué au cépage chenin pour ses blancs moelleux riches et séveux : on trouve, au sud d’Angers, les coteaux-du-layon, leurs six appellations « village » (chaume, beaulieu, faye-d’anjou, rablay, rochefort, saint-aubin-de-luigné, saint-lambert-du-lattay) et leurs deux crus quarts-de-chaume et bonnezeaux, les coteaux-de-l’aubance et les anjou-coteaux-de-la-loire. Les prestigieux savennières, secs ou demi-secs très racés, atteignent leur pleine expression avec les deux crus coulée-de-serrant et la-roche-aux-moines. Les rouges prennent une place grandissante, issus principalement du cabernet franc (anjou et anjou-villages) mais aussi du gamay (anjou-gamay), à côté des rosés tendres ou moelleux de grolleau (rosé-d’anjou) ou de cabernet franc (cabernet-d’anjou).
Le Saumurois, sur un calcaire crayeux (tuffeau) qui marque le type des vins, s’offre en blancs (chenin, parfois associé au sauvignon et au chardonnay) secs ou demi-secs (saumur, coteaux-de-saumur) et effervescents. Le cabernet franc produit les rouges de Saumur et le saumur-champigny, fruité et d’agréable structure, ainsi que, en rosé tendre, le cabernet-de-saumur.
On retrouve, en Touraine, le cabernet franc, souvent nommé « petit breton », et le chenin. Mais le gamay, le pinot noir, le côt, le grolleau et le pineau-d’aunis, pour les rouges et rosés, le sauvignon et le menu pineau (dit « arbois »), pour les blancs, interviennent aussi dans l’appellation touraine générique et les « villages » (Mesland, Amboise, Azay-le-Rideau), ainsi que dans les coteaux-du-loir, les cheverny (cour-cheverny étant réservé au cépage local romorantin) et les VDQS de Valençay ou des Coteaux-du-Vendômois (voir Vendôme).
Plus renommés, Bourgueil et Saint-Nicolas-de-Bourgueil, au nord de la Loire, ainsi que Chinon, au sud, sont consacrés aux vins rouges. Fins et souples sur les terrasses graveleuses et sablonneuses (par exemple sur Saint-Nicolas-de-Bourgueil ou sur Savigny-en-Véron et en pied de coteaux à Cravant pour le chinon), ils s’avèrent plus fermes et plus longs à se faire sur les coteaux calcaires (par exemple sur Benais pour le bourgueil, sur Beaumont-en-Véron, Cravant ou Ligré pour le chinon). À l’est de Tours, Vouvray et Montlouis, sur des sols de tuffeau et des argiles à silex, donnent les grands vins blancs de Touraine, secs, demi-secs, moelleux, pétillants ou encore mousseux, tous élégants et alertes, très typés par le terroir. Les blancs de Jasnières sont d’un style assez proche.
Les vignobles du Centre comprennent plusieurs entités : sur la rive droite de la Loire, Pouilly-sur-Loire (Nièvre) et ses deux appellations, le pouilly-fumé, marqué par le sauvignon (« blanc fumé ») et le pouilly-sur-loire, fait de chasselas ; sur la rive gauche, dans le Cher, Sancerre, avec son célèbre sauvignon aux multiples expressions (terroirs de calcaire, de marne, de silex) et ses rouges et rosés de pinot noir, ménetou-salon, quincy ; et, débordant sur l’Indre, Reuilly.
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